Filtrez nos solutions par catégories :

Retour aux solutions biodiversite-ressources

La protection du milieu naturel de la Nouvelle Route du Littoral (NRL)

L’exemplarité du projet de la Nouvelle Route du Littoral à la Réunion. Une seule  consigne  : la maîtrise des risques sur les milieux environnants

copyright Lise Provost Nortekmed
© Lise Provost Nortekmed

 

 

La démarche environnementale du projet  s’appuie sur 4 piliers fondamentaux : 

1 – La définition des exigences

2 – La mise en place de moyens

3 – Des obligations de résultats fixés dans les contrats de travaux

4 – Un dispositif de contrôle et de suivi

Un suivi environnemental à tous les niveaux

  • Egis (maître d’œuvre) s’assure du respect et de l’efficacité des mesures mises en œuvre par les entreprises.
  • Sur les chantiers, les responsables environnement des entreprises s’assurent quotidiennement des bonnes pratiques environnementales.
  • L’assistant à maîtrise d’ouvrage environnementale, Biotope, effectue pour le compte de la Région une visite des chantiers au moins deux fois par mois.
  • La direction d’opération de la Nouvelle Route du Littoral (DORL) centralise, analyse les différentes données environnementales et informe les services de l’État.
  • Les services de police de l’environnement de l’État effectuent à leur convenance des contrôles inopinés et réguliers.
  • Au moins deux fois par an, la Région présente un bilan environnemental au comité technique du projet qui rassemble les services de l’État et les collectivités concernées.
  • Un comité scientifique, regroupant des experts est consulté en tant que de besoin sur les différents aspects environnementaux du projet.
Focus Témoignages sur la protection de la faune / des mesures phares

  • Un dispositif important pour maîtriser les bruits sous-marins et leurs effets sur les mammifères a été mis en place, notamment sur le chantier de la digue D1, à hauteur de Saint-Denis. « Après des études poussées au maximum de l’état de l’art, nous avons déterminé les conditions optimales d’exécution des travaux au regard de la sensibilité des milieux, des espèces et de leurs habitats qui ont pour cela été étudiés sur des cycles biologiques complets (un an d’inventaires et d’études spécifiques) et d’un travail détaillé d’écoconception des ouvrages, témoignent de concert Laure Camelin et Céline De Plasse, responsables successifs du suivi environnemental du chantier NRL pour Egis. Avant chaque phase de travaux bruyants, nous nous assurons de l’absence de cétacés dans la zone d’influence qui est monitorée 24 h/24, 7 jours/7. Pour respecter les seuils très stricts qui nous sont imposés, nous déployons des moyens techniques conséquents, tels que des écrans acoustiques sous-marins (rideaux à bulles) au niveau des sources bruyantes. Quant aux seuils acoustiques à ne pas dépasser, ils sont issus de la réglementation allemande, réputée la plus contraignante au monde. »
  • Pour préserver l’avifaune marine (notamment les pétrels de Barau et puffins) de toute nuisance lumineuse des mesures spécifiques ont été mises en place. « Cela se traduit par 50 jours d’interdiction d’éclairage, de décembre à avril, pour limiter les risques d’échouages, précise Céline De Plasse. Le reste de l’année, les lumières, de couleur jaune orangé, sont orientées vers le sol afin de ne pas attirer ni désorienter les oiseaux. Et si malgré toutes les précautions prises, nous venons à constater l’échouage d’un volatile, ce dernier est immédiatement porté à la Société d’études ornithologiques de La Réunion (association locale de protection des oiseaux), pour lui administrer les premiers soins. »
  • À la Pointe du Gouffre s’étend un affleurement rocheux corallien dont la valeur écologique est reconnue. Parmi les mesures prises pour le préserver, un important dispositif de suivi de la qualité de l’eau, avec des bouées de surveillance en continu et en temps réel de la transparence de l’eau et des prélèvements d’eau pour mesurer les taux matières en suspension (MES) provoquées par les opérations de chantier. La pose des piles du futur viaduc en mer s’effectue ainsi sous contrôle permanent : « Aussi loin que remontent les premiers travaux sur la NRL, jamais le taux de MES autorisé (50 mg/l) n’a été dépassé ! Nous en sommes tous très fiers, car cela témoigne de l’efficacité des mesures qui ont été prises et de notre capacité à anticiper les risques en amont de toute intervention, se réjouit Laure Camelin. Au-delà de ce dispositif de suivi, des mesures de compensation sont mises en place : six piles du viaduc principal sont écoconçues afin de constituer des zones de nurseries et, plus au large, des écorécifs seront disposés pour permettre un développement écologique durable dans toute la zone du projet. »

Pour en savoir plus sur la route du littoral

Lire l’article « La nouvelle route du Littoral, l’enjeu environnemental au coeur du chantier » sur le blog Egis Convictions