Un complexe IKEA XXL et frugal à Vénissieux

Pour son nouveau complexe commercial de 100 000 m², qui a ouvert ses portes à Vénissieux (Métropole de Lyon) en septembre, la célèbre enseigne suédoise a opté pour le nec plus ultra de la construction durable

IKEA Vénissieux n’est pas un IKEA de centre-ville mais ce magasin est déjà nettement mieux desservi que son prédécesseur à Saint-Priest : on peut y venir par tous les moyens, voitures, tram, bus, métro, mais aussi vélo, voire trottinette, grâce à une piste cyclable.

La Métropole a investi 15 millions d’euros pour les abords. Premier élément marquant de ce bâtiment : son aspect extérieur, conçu par l’agence d’architecture TETRARC. La façade est en effet constituée de panneaux sandwich blancs sur lesquels
des cassettes inox avec un liseré bleu rappellent l’identité de la marque. Une membrane d’étanchéité à l’air a été mise en oeuvre dans le complexe de façade afin de minimiser les infiltrations et améliorer la performance thermique de l’ouvrage.

Pour répondre aux attentes écologiques des consommateurs, le complexe sera le premier IKEA de France à être certifié « BREEAM Very Good ».

Pour y parvenir, il a fallu développer un arsenal plus large de solutions performantes et techniques :

  • Le chauffage provient d’un forage de géothermie alimenté depuis la nappe desservant les installations,
  • Afin de limiter les consommations des pompes à chaleur, le confort thermique se fait via des panneaux rayonnants permettant un fonctionnement en géocooling (Système de refroidissement naturel, utilisant ici la fraîcheur de la nappe phréatique) en mi- saison.
  • Le système de récupération des eaux pluviales couvre 80 % des besoins en eau des sanitaires et de l’arrosage de la toiture végétalisée.
  • 1 800 panneaux photovoltaïques sur 3 000 m² permettent au magasin de produire près du quart de sa consommation énergétique.

 


Réhabilitation du lycée Bréquigny à Rennes : un résultat moins cher, moins carboné qu’une construction neuve, chiffres à l’appui

La réhabilitation du  lycée Bréquigny à Rennes en site occupé : Un exemple de rénovation reproductible et novatrice, garantissant confort, santé, performance énergétique et sobriété carbone au plus grand lycée de Bretagne

Ce projet a remporté  le prix Construction et Aménagement du GPNI 2020 ; voir le film explicatif du projet

D’une superficie de près de 20 000 m², le lycée

copy Anthracite Architecture

Bréquigny regroupe 3 500 élèves et constitue le plus grand lycée de Bretagne. Construit en 1958, sa rénovation devenait indispensable pour pérenniser l’accueil des élèves. À niveau de performance énergétique équivalent, cette opération s’est limitée à un coût moyen au m² de 1 000 €, contre 2 100 € pour la construction d’un bâtiment neuf. Côté carbone, l’impact des produits de construction est divisé par 2,5, avec des émissions de l’ordre de 400 kg eqCO2/m² contre une valeur de 1 000 kg eqCO2/m² couramment observée en construction neuve.

Matériaux biosourcés et préfabrication « hors site » : des solutions bas carbone

Egis a axé sa conception en visant notamment l’excellence environnementale et en agissant sur les deux postes principaux des émissions de gaz à effet de serre dans la construction que sont les matériaux et le transport.  Ainsi, la solution retenue pour diminuer l’impact environnemental des travaux a été la pose de murs en ossature bois et de toitures en caissons bois préfabriqués localement (à moins de 50 km du chantier), et reposant sur un procédé de mise en œuvre fiabilisé.  Afin de garantir la continuité de l’enseignement pendant les travaux, le mode opératoire de pose a été finement pensé pour limiter au maximum les nuisances. L’utilisation de la préfabrication hors site aura ainsi permis de réduire les aléas techniques, de faciliter l’intervention en site occupé, de maîtriser le délai de réalisation et sa qualité.

Une démarche de conception partenariale

Egis a adopté une démarche unique pour la conception de ce projet reposant sur un travail en itération et en collaboration permanente avec l’ensemble des partenaires. Maquette numérique à l’appui, le projet a été conçu sur mesure et amélioré de manière continue selon les étapes suivantes :

  • modélisation des bâtiments en maquette numérique,
  • simulation d’ensoleillement,
  • simulation de protections solaires,
  • choix de partis pour réduire les besoins énergétiques et garantir le confort,
  • correction de la maquette,
  • simulation thermique dynamique,
  • recherche de performance sur les besoins restants.

Un modèle de rénovation reproductible, résilient et performant

Porteur de l’engagement énergétique durant toute la durée du contrat, Egis a apporté une réponse constituée de solutions innovantes et ad hoc, reposant sur le triptyque sobriété, durabilité et efficacité. Cette réponse est la conception d’un modèle de rénovation reproductible. En 2015, la rénovation thermique du Lycée Colbert à Lorient avait constitué une expérience pilote pour Egis. La réussite de l’opération du lycée Bréquigny, qui constitue un changement d’échelle, atteste de la pertinence de ce modèle.

En 10 mois, ce sont 10 000 m² en site occupé qui ont été rénovés, au moyen d’une méthodologie unique et réplicable à la majorité des équipements scolaires construits il y a plus de 20 ans. Ce modèle assure une rénovation bas carbone et garantit le confort, la santé et des économies d’énergie, avec un engagement d’Egis sur 8 ans. Une solution pour répondre aux impératifs de l’urgence climatique, mais aussi aux enjeux financiers des collectivités publiques.

 

Ce modèle représente ainsi une véritable réponse à la relance d’une économie résiliente, au coût de réalisation et d’exploitation optimisé et duplicable.

 

Partenaires : Legendre Construction, Anthracite architecture, MANA, BEGC, JD EUROCONFORT, SPIE

 


Energie verte pour alimenter l’éclairage des tunnels

Plus de 800 panneaux photovoltaïques viennent d’être mis en service au nord de Vienne afin d’alimenter l’éclairage de trois tunnels de l’autoroute exploitée par Bonaventura Services GmbH, une filiale d’Egis.

Ces panneaux solaires, d’une capacité totale de 221 kWc, vont produire environ 250 000 kWh d’énergie par an, ce qui permettra d’économiser plus de 90 000 kg de CO2 par an. Les panneaux ont été installés pour le compte de Bonaventura Services GmbH avec l’aide d’Egis pour le management de projet.

Ce projet s’inscrit dans la cadre d’une démarche visant à transformer les autoroutes et aéroports d’Egis en « infrastructures à énergies positives », en les accompagnant dans l’efficacité énergétique et l’installation d’unités de production d’énergie renouvelable.


Accompagner les territoires en transition

Pour accompagner vos projets de territoire, nous avons bâti une équipe dont la culture est multiple. La vision stratégique du consultant, associée à l’expertise technique de l’ingénieur, fait naître un conseil audacieux et pragmatique permettant d’adresser les grands enjeux de la transition énergétique et écologique.

 

Au-delà des objectifs de soutenabilité économique et d’adaptation aux nouvelles réglementations, tant la reconversion des existants que le développement de projets neufs doivent faire face à de nouveaux enjeux : l’évolution des usages, l’intégration urbaine, la sobriété en énergie et en ressources… qui rendent nécessaire une approche holistique. Rendons bien entendu nos territoires sobres et intelligents, mais rendons les également agréables à vivre, sains, responsables et solidaires, en associant les habitants et les acteurs économiques dans un objectif commun de résilience et de vivre-ensemble.

PLANIFICATION ÉNERGÉTIQUE

+ Diagnostics territoriaux
+ Proposition de scénarios de transition
+ Modélisation de systèmes énergétiques (besoins, productions, réseaux )

STRATÉGIES BAS CARBONE

+ Réalisation de Bilans Carbone ®
+ Élaboration de trajectoires 2°C

SMART GRID & SMART CITIES

+ Assistance au montage de projets
+ Data Mining & Machine Learning
+ Objets connectés et compteurs intelligents
+ Gouvernance des données
+ Design de services

SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE

+ Audits énergétiques
+ Schémas directeurs patrimoniaux
+ Management de l’énergie

ÉNERGIES RENOUVELABLES

+ Étude de faisabilité
+ Suivi d’exploitation

ÉCONOMIE CIRCULAIRE

+ Stratégies de réemploi pour le BTP
+ Écoconception
+ Écologie industrielle et commerciale
+ Stratégie d’économie de la fonctionnalité

ACCOMPAGNEMENT AU CHANGEMENT

+ Pilotage de plans d’actions
+ Mobilisation des acteurs locaux
+ Réalisation de plans de communication et de formation
+ Management de l’innovation


Des capteurs sur les tramways pour mesurer et géolocaliser la pollution de l’air

GreenZenTag : une première en France pour un test à grande échelle qui a mobilisé Egis, Transdev, la SEMITAG et des start-up pendant 18 mois. Les résultats de cette expérimentation aideront les pouvoirs publics et les habitants à prendre de meilleures décisions en matière de stratégie de mobilité et de comportement à adopter en cas de pic de pollution.

 

© SEMITAG – P_Paillard

Pour GreenZenTag, Egis effectue l’analyse des données recueillies. Il vérifie et valide ces données, établit des moyennes par zone et prépare une cartographie et les tableaux de bord associés. Il met en place aussi la comparaison entre les données issues des capteurs mobiles avec les siennes associant capteurs fixes et modélisation.

Egis récupère ces données brutes et les transforme en une base SIG* de mesure de concentration par zone. Les données sont ensuite confrontées à celles obtenues avec les capteurs fixes et aussi aux modélisations d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Egis établit une cartographie des données et réalise des tableaux de bords. La société partage ses analyses avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes (Observatoire agréé pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes). L’observatoire va évaluer si une telle approche est susceptible de lui apporter une plus-value ou si elle peut présenter un intérêt sur des territoires qui ne disposent d’aucun dispositif de mesure et d’information.
* base SIG : système d’information conçu pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données spatiales et géographiques.

 

Lire le dossier de presse pour en savoir plus (décembre 2016)


Étude stratégique : PARIS change d’ère : vers la neutralité carbone en 2050

Les villes qui aspirent à la neutralité carbone reconnaissent que pour prévenir les pires effets du changement climatique, il faudra réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80% d’ici 2050. Parce que les zones urbaines représentent près des trois quarts des émissions de l’humanité, l’atteinte de cet objectif dépendra en grande partie de notre capacité à ré-imaginer et réinventer les villes de manière à promouvoir la prospérité économique, l’équité sociale, la qualité de vie, et la résilience climatique.

Pionnière, la Ville de Paris a lancé, en prévision de la future révision de son Plan Climat, une étude stratégique pour la réalisation d’une vision décarbonée de Paris à cette échéance.

copyright Diane BergLe groupement Elioth, entité d’Egis spécialisée en R&D et en maîtrise d’œuvre d’innovation bas carbone (mandataire), associant Quattrolibri[1], les équipes Conseil d’Egis, et Mana[2] l’a assisté dans cette réflexion, permettant ainsi à la Ville de Paris de disposer d’une vision extérieure, indépendante et impartiale des problématiques à prendre en considération.

Les mesures proposées par le groupement doivent permettre d’ouvrir le débat pour une transition vers une ville bas carbone et donner une vision partagée par l’ensemble de ses habitants.

Cette stratégie de neutralité carbone a nécessité un travail technique et scientifique pointu pour objectiver tant les trajectoires d’atténuation par enjeux, que la modélisation des évolutions de la compensation et de la séquestration des émissions résiduelles. Les grands objectifs visés sont les suivants :

Transports et Fret : réduction de -75 % des émissions dont -85 % pour la mobilité personnelle

Consommation : réduction de -70 % des émissions qui passe par l’alimentation, les biens et les déchets

Bâtiments : réduction de -75 % des émissions dont -80% pour les logements

Énergie : une solarisation massive intra-muros mais aussi en dehors du territoire parisien

 

Pour y parvenir, le groupement a proposé la mise en œuvre de mesures emblématiques, parmi lesquelles :

  • 6 millions de m² de toitures solaires
  • Rénovation jusqu’à 75 % du parc de logements actuels
  • 150 hectares d’agriculture urbaine
  • 75 % de demitariens (ou flexitariens) en 2050 (régimes alimentaires à teneur réduite en sources animales, privilégiant le « végétarien, le local, en saison ».)
  • Division par 2 des déchets par habitant
  • 2 fois moins de voitures, et 2 fois plus remplies, en mode partagé
  • Un passage massif aux voitures électriques
  • 52 weekends sans voiture par an en 2050
  • Transformation du périphérique en boulevard urbain
  • 5 fois plus de fret passant par la Seine

 

La conclusion du groupement est univoque : la perspective d’atteindre la neutralité carbone est à la portée de la Ville de Paris. Cette perspective justifie toute l’énergie, la vitalité de ses recommandations, mais aussi la radicalité de certaines d’entre elles.

POUR EN SAVOIR PLUS : Le site web dédié, l’étude complète (370 P), les Conclusions de l’étude (2P.), le point de vue des experts – Verbatim (24 P)

[1] Quattrobibri 

[2] Mana 


Prévenir le risque inondation

Conséquences du changement climatique, de la concentration urbaine, de caractéristiques géographiques ou climatiques particulières, les phénomènes d’inondation sont de plus en plus fréquents et dévastateurs pour les hommes et pour l’environnement.

Les projections du Programme des Nations Unies pour le Développement  font état de quelque 2.5 milliards de personnes  vulnérables aux inondations en 2050…

Il est indispensable d’identifier et d’évaluer le risque inondation pour pouvoir mettre en œuvre les mesures structurelles (ouvrages de défense contre les inondations, systèmes d’alerte et de prévision des crues) ou réglementaires (plans de prévention et de gestion du risque) qui permettront d’en limiter les effets.

Depuis de nombreuses années, Egis développe des compétences et des moyens qui permettent de répondre aux besoins techniques et institutionnels de la protection contre les inondations

Cette compétence technique  s’appuie sur le savoir local et s’en nourrit, de manière à aboutir à un diagnostic partagé par le plus grand nombre, comprenant non seulement les décideurs, les financeurs mais aussi les populations et les acteurs économiques.

Une bonne stratégie de protection doit intégrer un large faisceau d’exigences : économiques, aménagement du territoire, impératifs sociaux, et protection de l’environnement.

C’est précisément cette approche globale qu’Egis privilégie dans ses études et programmes d’action:

  • Schémas Directeur d’aménagement de cours d’eau,
  • Modélisation hydrologique et hydraulique,
  • Cartographie de zones inondables,
  • Aménagements de protection contre les inondations,
  • Assainissement pluvial des infrastructures
  • Analyses coût-bénéfices,
  • Systèmes d’alerte de crue,
  • Mesures de diminution de la vulnérabilité,
  • Plans de secours et la gestion de crise.

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Le projet de réhabilitation du réseau de collecte et de drainage des eaux pluviales de Port Gentil au Gabon. Un projet pour réduire le risque inondation et améliorer la sécurité des habitants

Port-Gentil est une ville côtière du Nord-ouest du Gabon. C’est aussi la capitale économique du pays qui produit environ les trois-quarts de sa richesse avec l’activité pétrolière et l’industrie du bois. La problématique de l’assainissement pluvial à Port Gentil est due à un relief plat associé à un niveau d’eau de mer très proche de celui des terres. Les infrastructures existantes sont largement insuffisantes et présentent un état structurel délabré. Lorsqu’il pleut, la ville connait régulièrement des inondations qui  mettent en danger la population et les services de la ville. Conscients des enjeux liés à ce diagnostic, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’État gabonais ont mis en place un financement pour réhabiliter le réseau de collecte et drainer les  eaux pluviales de la ville.

 

Risque inondation / quelques références emblématiques du groupe Egis :

 

  • En France : protection contre les crues de l’Isère : Lire l’article Egis Contact « Halte aux crues de l’Isère » – (travaux hydrauliques, environnementaux et paysagers, 87 M€) (Maîtrise d’œuvre)
  • Aménagement hydraulique anti-crues dans le secteur de la Bassée, en amont de la confluence Seine-Yonne, Egis, en groupement avec Ashurst a assuré la conduite d’opération du projet – pour en savoir plus
  • Montpellier, France : Aménagement des digues du Lez contre les inondations (Maîtrise d’œuvre)
  • Nice, France : Programme d’aménagement du quartier Grand Arénas situé en bordure du Var. Schéma de cohérence hydraulique (études générales)
  • Lambersart, France Bassin de stockage des eaux de pluie Guy Lefort (enterré sous les infrastructures sportives du stade, 28 000 m3, profondeur 20 m et 45 m de diamètre). Maîtrise d’œuvre.
  • Etat de Gujarat en Inde : Lutte contre les inondations dans l’Etat de Gujarat. Conseil et études générales pour la mise en place d’un système global d’alerte de crue.
  • Fleuves Maritza et Tundja, Bulgarie et Turquie – Prévention des catastrophes liées aux crues dans la région frontalière entre la Bulgarie et la Turquie. Assistance technique pour la mise au point d’un modèle de prévision et d’un système d’alerte des crues.

 

 

 


Economie circulaire : utiliser le fumier de cheval pour produire de l’énergie

 

C’est l’objectif de la future unité de valorisation de déchets organiques par procédés de méthanisation et de gazéification  sur une ancienne carrière désaffectée de la commune de Gouvieux, près de Chantilly (Oise). Egis est chargé de l’assistance à maîtrise d’ouvrage de ce projet à vocation environnementale régionale qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche d’économie circulaire : constitution d’une filière de valorisation du fumier de cheval provenant des élevages et des haras régionaux ainsi que des déchets verts des collectivités proches.

L’unité mettra en œuvre les techniques de valorisation suivantes :

  • Une méthanisation de 30 000 tonnes/an de fumiers équins sur paille avec des déchets verts pour une production de 5 MW de Biométhane qui sera injecté dans le réseau GRTgaz.
  • Une gazéification de 9 000 tonnes/an de fumiers équins sur copeaux et de déchets verts ligneux pour la production d’énergie thermique de 3 MW.
  • Une valorisation des digestats[ii] pour la fabrication d’un amendement organique  commercialisable.

L’économie de CO2  serait d’environ 5 000 tonnes CO2/an

La mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage sera concentrée sur la phase opérationnelle de réalisation de l’avant-projet définitif, de la construction et de la réception, ainsi que la mise en route de l’unité.

[ii] Digestats : ce sont les résidus, ou déchets « digérés », issus de la méthanisation des déchets organiques. Le digestat est constitué de bactéries excédentaires, matières organiques non dégradées et matières minéralisées. Après traitement il peut être utilisé comme compost.

 


Le réseau de chaleur et de froid du plateau de Saclay : De la géothermie profonde pour alimenter l’ensemble du campus urbain de Paris-Saclay.

Le campus urbain de Paris Saclay est un projet majeur du Grand Paris. Avec la construction programmée de 1 740 000 m2, il réunit ambition scientifique, développement économique et aménagement durable pour conforter la place de la métropole parmi les pôles mondiaux de l’innovation. C’est une opportunité unique de mettre en place un nouveau modèle énergétique  et de faire de Paris Saclay un Eco-Territoire. La mise en place d’un réseau intelligent de chaleur et de froid à basse température utilisant de la géothermie profonde contribuera à faire de Paris Saclay un territoire à énergie positive.

L'avis de nos parties prenantes

« Ce nouveau réseau s’intègre pleinement dans la stratégie de faire de Paris Saclay un éco-territoire. Le déploiement de cette solution  à une telle échelle sera une première mondiale » 

Pierre Veltz, Président-directeur général de l’’EPAPS (Etablissement Public d’Aménagement de Saclay)

Un projet de Transition Energétique

Une solution dans la lignée de la loi sur la transition énergétique et de la COP pour passer d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies fossiles à une société plus sobre en énergie et faiblement carbonée.

  • Une solution qui a un impact carbone trois fois inférieur à un chauffage classique au Gaz
  • Des économies pour les abonnés qui avoisinent un coût global de l’ordre de 20%

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Le projet porté par l’EPAPS fait partie des 11 projets distingués de l’appel à projet  « Démonstrateurs industriels pour la ville durable » lancé en octobre 2015 en prélude à la COP21. Cet appel à projet visait à sélectionner des opérations ayant vocation à devenir la vitrine de l’excellence française en matière de développement durable.

Le consortium Egis/IDEX[1] a remporté le marché passé par l’EPAPS sur une durée de 7 ans avec un transfert de compétence sur la Conception-Réalisation-Exploitation-Maintenance (CREM) pour la desserte en chaleur et en froid des deux ZAC[2]. Egis participe à la conception, à la maîtrise d’œuvre et la réalisation clé en main du réseau dans le cadre du groupement avec l’IDEX.

Le groupement Egis/IDEX a proposé un réseau tempéré à partir d’un doublet géothermique[3] à l’Albien[4] alimentant des sous-stations d’ilot (production décentralisée). Ceci permet d’assurer la desserte en chaud et froid des ilots et ainsi d’éviter la mise en place de moyens d’appoint/secours au gaz dans les bâtiments des preneurs. Ce système permet en outre de s’adapter aux évolutions du programme à l’échelle de l’ilot.

En sous-station d’ilot, les machines thermofrigo-pompes sont dimensionnées pour assurer au minimum l’intégralité de la production d’eau glacée nécessaire sur leur ilot. Pour évacuer sur le réseau tempéré leur surplus de production de froid ou de chaleur, les sous-stations d’ilot sont dotées d’échangeurs. Une unité d’échange évacuera le froid excédentaire et une autre la chaleur. Cette dernière unité aura une double fonction car en cas de besoin de chaleur supérieur à la capacité de production de l’ilot, elle servira aussi d’appoint de chaleur. En effet dans ce cas, il est prévu de remonter la température de livraison du réseau tempéré de manière à compléter la production de chaleur des thermofrigo-pompes. Cette relève de température, qui pourra aller jusqu’à 105°C, sera contrôlée au travers du smart grid. Elle sera activée, lors de la conduite de l’installation, par l’équipe d’exploitation, au regard des courbes de besoins prévisionnels.

[1] IDEX : pour en savoir plus

[2] Correspondant à deux des quartiers structurant du campus urbain : celui de la Vauve (Ecole polytechnique) sur les communes de Palaiseau et Saclay, et celui du Moulon sur les communes de Gif-sur-Yvette, Orsay et Saint-Aubin.

[3] La technique du doublet permet de protéger l’environnement et de garantir la pérennité de la ressource en eau. Elle consiste à avoir deux forages, un pour la production et l’autre pour la réinjection de l’eau thermale dans sa nappe d’origine.

[4] L’Albien est un aquifère de plus de 100 000 km², d’une profondeur moyenne de 600 m, ce qui le protège des pollutions de surface. Sa température estimée entre 25°C et 28°C en fait une source de géothermie essentielle. La nappe à l’Albien s’étend sous tout le bassin parisien.

De la géothermie profonde pour satisfaire les besoins en chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation et rafraîchissement

tableau-1


Des bénéfices considérables

Plus-value environnementale Plus-value économique Plus-value sociétale
  • Valorisation de la ressource géothermique (eau géothermale à 31°C)
  • Taux de couverture en énergie renouvelable (62%)
  • Réseaux évolutifs permettant à moyen terme de valoriser de la chaleur fatale[1]
  • Fonctionnement des réseaux type Smart Grids Thermiques (pilotage optimisé des outils de production en fonction de la demande)
 

  • La production de froid à l’échelle d’un ilot est plus performante que des systèmes autonomes pour chaque bâtiment
  • Réduction des consommations (réseau de distribution de la chaleur très basse température, sur-isolation des conduites enterrées,…)
  • Prise en compte en phase conception de la maintenance des équipements
  • Durée de vie des équipements rendue plus longue
 

  • Facture énergétique moins élevée pour les locataires et les propriétaires
  • Le déploiement d’une solution à une telle échelle sera une première mondiale qui fera de Paris-Saclay une formidable vitrine technologique.

[1] Chaleur fatale : une production de chaleur dérivée d’un site de production, qui n’en constitue pas l’objet premier, et qui, de ce fait, n’est pas nécessairement récupérée (par exemple les bâtiments tertiaires comportant des data- center émetteurs de chaleur non valorisée).

A terme, le réseau alimentera tous les bâtiments du campus construits entre 2016 et 2022

 

Pour en savoir plus :

Un réseau de chaleur et de froid à Asnières sur Seine
La ZAC « Parc d’affaires » à Asnières se renouvelle en écoquartier. Egis est chargé d’y concevoir un réseau de chaleur basé sur la géothermie, aux côtés d’Eiffage Energie qui en assurera l’exploitation. Un projet Egis clé en main (conception, construction, financement, exploitation et maintenance), pour un groupement de promoteurs. Un réseau qui, en 2022, desservira 1 730 logements, une résidence séniors, 4 900 m2 de commerces, 30 000 m2 de bureaux, un groupe scolaire et une crèche.

  • + de 60 % de l’énergie distribuée issus de la géothermie
  • Un réseau qui s’adapte économiquement au développement de la ZAC sur 48 mois
  • Un projet évolutif pouvant s’étendre au-delà des besoins du quartier.

 

Lire l’article extrait des Cahiers de l’ingénierie – mars 2018  » Egis – Développer l’énergie décarbonée avec les réseaux de chaleur« 


Allianz Riviera, le premier stade à énergie positive pour Nice

Pensé dans ses moindres détails pour réduire son impact sur l’environnement, l’Allianz Riviera, nouveau stade multifonctionnel de la ville de Nice, est un modèle d’éco-construction.

Il a été entièrement conçu en utilisant au maximum les ressources naturelles et renouvelables.

  • Utilisation massive du bois structurel (3 100 m3) = rejet de 3 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère évité = l’équivalent de 3 000 allers retours Nice-New York en avion.

  • Géothermie pour produire chaleur et fraîcheur.
  • Ventilation naturelle pour réguler l’air ambiant en utilisant les vents de la Plaine du Var = réduction des consommations de climatisation et de chauffage.
  • Récupération des eaux pour l’arrosage de la pelouse et l’alimentation des sanitaires.
  • Mise en œuvre d’une centrale photovoltaïque d’une surface de 8 500 m2 rendant le stade écopositif = production de 1 500 Mwh/an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 600 foyers.

Egis a assuré pour le promoteur Adim Côte d’Azur les missions d’ingénierie générale et l’ingénierie environnementale du projet. Elioth1, entité spécialisée en structures complexes du groupe Egis, a réalisé les études de définition de la géométrie du stade, la conception de la charpente bois-acier et de la couverture en toile PVC et ETFE (40 000 m2) ainsi que les performances environnementales de l’ouvrage.

Architecte : Wilmotte & Associés ; Maître d’ouvrage : Nice Eco Stadium

Allianz Riviera Nice © Allianz Riviera