Le covoiturage comme solution à la congestion

Parmi les 13,5 millions de personnes qui se rendent au travail en voiture chaque jour, 90% d’entre eux s’y rendent seul. En faisant passer le taux d’occupation moyen des véhicules pour les déplacements domicile-travail de 1,08 personne par voiture (taux actuel en France) à 1,20, on résoudrait la majorité des problèmes de congestion. Egis favorise la pratique du covoiturage en proposant un produit complet d’infrastructures (voies réservées, aires de covoiturage…) et d’équipements (signalisation, contrôle sanction…) tout en intégrant les interfaces nécessaires avec les dispositifs permettant d’organiser le covoiturage.

Notre expertise

Études de déplacement et de mobilité

  • Analyses réglementaires
  • Évaluation de la pertinence du covoiturage et de l’impact sur la circulation
  • Modélisation et simulation de trafic


Réalisation des voies réservées

  • Comparaison des différents aménagements possibles
  • Opportunité de la gestion dynamique des voies
  • Localisation des aires de covoiturage
  • Équipements, signalisation et réglementation

Réalisation des systèmes de contrôle du covoiturage

  • Radars pédagogiques
  • Contrôle automatisé du covoiturage
  • Verbalisation des contrevenants

Mise en service et suivi de l’exploitation du système

  • Stratégies et politique d’exploitation
  • Élaboration de la politique d’exploitation
  • Écriture des procédures d’exploitation

Élaboration des cahiers des charges

 

 

focus interview
Le covoiturage est encore au stade expérimental en France, mais déjà les projets se multiplient : La Rochelle, Grenoble, Bordeaux et Lyon Cette nouvelle vision de la voiture particulière est pleine de promesses :

  • Une diminution de la congestion automobile engendrée par la diminution du nombre de véhicules circulant sur les infrastructures
  • Une diminution des émissions de polluants atmosphériques
  • Une nouvelle offre de mobilité complémentaire aux offres de transport existantes

 

Pour en savoir plus sur l’offre Egis

Voir le projet remporté par Egis pour l’aménagement de voies réservées transports en commun et covoiturage sur les autoroutes de l’agglomération marseillaise

 

 

 


Des solutions pour une voie ferrée plus durable

L’adoption d’un mode de transport ferroviaire est par définition une première démarche de développement durable, permettant de répondre aux besoins croissants de mobilité de manière moins polluant que le mode routier. Il est toutefois nécessaire aujourd’hui de trouver des solutions dans les approches, procédés et matériaux afin de concevoir des infrastructures plus durables. Bien que la voie ferrée semble être un domaine technique laissant peu de marges de manoeuvre, plusieurs solutions permettent aujourd’hui de répondre à cet objectif.

© Samuel Duplaix

Les enjeux développement durable liés à la réalisation d’une plateforme voie ferrée sont :

  • La réduction et l’optimisation des coûts liés aux infrastructure
  • la lutte contre l’imperméabilisation des sols (transparence hydrique)
  • la valorisation des matériaux recyclés dans la conception des voies ferrées
  • la diminution de l’usage de matériaux à forte empreinte carbone comme le béton
  • le choix de procédés de fabrication plus respectueux de l’environnement

Les solutions présentées ci-après permettent de répondre à certains de ces enjeux. Leur mise en application sur plusieurs projets réalisés par Egis assure une maîtrise de leur mise en œuvre.

Voie perméable

Les voies perméables augmentent le volume de substrat et ainsi l’inertie hydrique, limitant les besoins en arrosage et en entretien ainsi que le volume de béton pour la réalisation de la plateforme. Ces voies doivent être posées sur des structures portantes plus résistantes.
+ Épaisseur de substrat plus importante
+ Quantité de béton plus faible
+ Diminution des besoins en arrosage et ainsi des coûts d’exploitation
− Coût d’investissement : ~4 à 25% plus cher

Habillage du rail à partir de pneus recyclés

Il s’agit d’une solution émergente consistant à transformer la couche de gomme du pneu en granulats épurés et agglomérés par une colle stable pour l’habillage du rail.

+ Bonne résistance à la compression
+ Plusieurs fournisseurs disponibles
+ Possibilité de se passer des joints de rails

Soudure électrique

Favoriser les soudures électriques au lieu des soudures aluminothermiques. Il existe deux types de soudures électriques: soudures par étincelage (rares) et soudures à l’arc. Il s’agit d’un sujet émergent dont le processus industriel en France n’est pas encore totalement abouti mais qu’Egis essaye de développer.

+ Pas de stockage
+ Plus rapide à exécuter
+ Pas de fumées nocives
+ Moins de déchets produits

Voie sur enrobé

+ Diminution de l’épaisseur de la plateforme ( ~9cm)
+ Accélération des travaux
+ Diminution du coût (économie de 5 à 15%)
+ Diminution des émissions de Gaz à Effet de Serre
+ Pas besoin de coffrage
+ Peut servir de voie de chantier

− Nécessaire d’augmenter la portance du terrassement
− Pas possible de mettre l’enrobé sur tout le linéaire (dalles flottantes près des façades)

Acheminement du matériel par transport ferroviaire

Les rails et traverses représentent une quantité de matériel considérable à acheminer sur le chantier. Pour limiter l’impact des nombreux camions nécessaires pour acheminer ce matériel, il est judicieux de favoriser le transport ferroviaire lorsque cela est possible (si gare fret à proximité et si espace disponible pour le stockage).

Multitubulaire non bétonnée

Remplacer la multitubulaire bétonnée par une multitubulaire avec tuyaux en PEHD et combler la tranchée par des remblais
+ Economie financière de 100€/ml
+ Moins de béton
+ Diminution des émissions CO2 (jusqu’à 70 kg eqC/ml)
− Difficulté de mise en oeuvre en milieu urbain

Multitubulaire unique

Mise en oeuvre d’une multitubulaire unique au lieu de deux
+ Diminution les travaux d’infrastructure
+ Économie financière
+ Moins de béton
− Risques à grouper les courants forts et courants faibles
− Problèmes de sécurité

 

Principales références

  • Tramway de Besançon : Inaugurée en aout 2014, la conception et la réalisation de la première ligne de tramway ont été menées en assurant le respect d’un budget optimisé. Concernant la plateforme tramway,
    une plateforme végétalisée perméable a été mise en place sur plus de 5,5 km de ligne. Les avantages en matière de développement durable sont : un volume de béton limité, la suppression de l’arrosage automatique, des semis et essences de graminée peu consommateurs d’eau et nécessitant peu d’entretien.
  • La ligne E du tramway de Grenoble, mise en service en avril 2014, s’étend sur un linéaire de 11,5 km. Environ 2300ml de plate-forme ont été réalisés avec une multitubulaire non
    bétonnée dans un tube PEHD. La solution présente des avantages environnementaux et économique : l’économie réalisée par le choix de cette multitubulaire est de 230 000€ au total pour ce projet. Ce choix a aussi été retenu pour tout le linéaire (hors traversées de carrefours) de l’extension de la ligne B de Grenoble.
  • Les lignes de tramway A et B de Dijon ont été mises en service fin 2012. Sur un linéaire total de 19,7km, 90% de la plateforme tramway a été réalisée en voie sur enrobé (hors dalles
    flottantes et certains carrefours). Remplacer le béton de fondation par du béton bitumineux a permis de diminuer les profondeurs de terrassement, les coûts et la durée des travaux et de gagner en souplesse en phase chantier.
  • La ligne B du tramway de Strasbourg en 2000 pour lequel la plateforme tramway a été réalisée en béton bitumineux sur 800ml. Cette prise de recul de plus de 15 ans sans anomalie a permis de confirmer l’intérêt et la maîtrise de cette solution.


Baisser la vitesse pour des routes plus fluides et plus sûres

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une vitesse plus élevée ne permet pas toujours de faire passer plus de voitures sur un tronçon…

En effet, si le nombre de véhicules augmente, une vitesse élevée devient problématique. Les distances de sécurité ne suffisent plus, les véhicules un peu moins rapides perturbent le flux, les changements de file de certains véhicules obligent les autres automobilistes à réduire ponctuellement leur vitesse. On voit alors s’installer un flux « en accordéon », voire un embouteillage pur et simple.

Adapter la vitesse permet, au contraire, d’augmenter la capacité de la route. En effet, une vitesse plus basse sur autoroute ou sur voie rapide est un bon moyen de réduire la distance intervéhiculaire et donc, de limiter les congestions en accordéon. De très nombreuses expériences de régulation dynamique de la vitesse ont été réalisées grâce à Egis en France et en Europe, notamment en Grande-Bretagne sur le périphérique M25 de Londres, géré conjointement par Egis et ses partenaires britanniques (Balfour Beatty et Atkins).

Sur la M25 à Londres, le dispositif fonctionne

Baptisée London Orbital, M25 est l’autoroute circulaire du Grand Londres, caractérisée par de nombreux croisements. Avec ses 188 km de long, elle est le deuxième périphérique le plus long d’Europe, après celui de Berlin (196 km) et la route la plus fréquentée du Royaume-Uni.

« La M25 a été la première autoroute anglaise à expérimenter la régulation de vitesse en 1995, puis le programme national “Smart Motorways” (6 milliards de livres sterling) lancé en 2014 par le gouvernement britannique. À présent, le deuxième périphérique le plus long d’Europe est intégralement équipé de panneaux dynamiques, pour réguler les vitesses, ainsi que de caméras pour contrôler les 200 000 véhicules/jour sur les tronçons les plus chargés. Et pour éviter que les Anglais ne considèrent M25 comme “le plus grand parking au monde”, de nombreuses campagnes de prévention sur la BBC rappellent aux usagers qu’il suffit parfois de réduire légèrement la vitesse autorisée pour que la circulation redevienne plus fluide. » Laurent Charles Nicoalas, Directeur de projet M25 pour Egis

 

 

 


La route est l’avenir du véhicule autonome

Pour faire face aux nouveaux défis en matière de mobilités, ingénieurs, designers et constructeurs automobiles planchent sur de nouveaux projets, parfois révolutionnaires, pour changer notre façon de nous déplacer. Parmi ces projets, les véhicules autonomes représentent une première avancée significative. Leur développement fait actuellement l’objet d’études très poussées en ingénierie des infrastructures et robotique mobile dans plusieurs pays du monde.

Smart car (HUD) and Autonomous self-driving mode vehicle on metro city road with graphic sensor signal.

Des navettes à capacité variable à Dubaï, Emirats Arabes Unis

L’île de « Bluewaters » est une nouvelle destination touristique proposée par Meraas (société immobilière basée à Dubaï).Le système de transport automatisé (Le Ground Rapid Transit – GRT) reliera l’île Bluewaters au métro de Dubaï, dans le quartier résidentiel, en moins de 5 minutes. Empruntant une plateforme de 2,8 km dédiée à 2 voies de circulation séparées, en majeure partie sur viaduc, il permet un trajet partagé de 6 à 24 passagers par véhicule, variable en fonction des périodes de la journée. Il offrira en effet une flexibilité capacitaire, allant d’un service à la demande en heure creuse jusqu’à 2500 passagers par heure et par direction en période de pointe.2getthere a été sélectionné comme fournisseur du système et des véhicules de transport autonome.Egis, en partenariat avec Parsons et Atkins, assurera l’ingénierie de conception et de réalisation de la plateforme de transport, d’une station et du complexe dépôt-centre de maintenance-centre de contrôle, ainsi que de l’intégration du projet dans sa globalité.Le projet Bluewaters GRT est une première en matière d’utilisation capacitaire du mode de transport par navette autonome. En heure de pointe, le système GRT proposé est en effet comparable en termes de capacité de transport à un système de type tramway léger.

Changement de technologie pour le « people mover » de Jacksonville aux Etats-Unis

Dans le cadre du projet « Utimate Urban Circulator », l’autorité de transport de la ville de Jacksonville (Jacksonville Transportation Authority, JTA) souhaite moderniser son système de transport en commun.  Cet ambitieux projet consiste à réorienter le « Jacksonville skyway », le système actuel de transport automatisé à petite capacité (appelé aussi people mover), qui  existe depuis plus de 30 ans et qui permet de traverser le centre-ville, en un nouveau système de transport en commun basé sur les véhicules autonomes.La JTA a donc lancé une consultation pour obtenir une étude sur ce projet afin de pouvoir répondre spécifiquement à ses besoins, le planifier dans le temps et bénéficier des meilleures technologies possibles.Aux côtés de son partenaire américain Louis Berger, Egis est chargé de produire l’étude de ce système de transport par véhicule autonome, qui sera basée sur un panorama des technologies actuellement existantes. Ce projet, le second aux Etats-Unis pour la joint-venture Louis Berger/Egis, constitue le premier projet de remplacement d’un système de transport existant type people mover par des navettes autonomes.

Egis au cœur des projets innovants

Les navettes autonomes sont au cœur de l’actualité et sont considérées comme les transports de demain. Cette innovation est rendue possible grâce à une panoplie de capteurs numériques (caméras, radars, sonars, etc.) dont les données sont traitées par des processeurs et des logiciels spécifiques. Grâces à ces outils numériques, il est possible de reconstituer en 3D la situation routière par reconnaissance de formes (limites de chaussées, de voies, d’obstacles, etc.). Leurs algorithmes d’intelligence artificielle permettent de décider de l’action à réaliser sur les commandes du véhicule. Les navettes autonomes seront source de nombreux défis technologiques et législatifs. Avec ces deux nouveaux projets de véhicules autonomes, Egis démontre sa capacité d’innovation à l’international et se place comme un acteur majeur des transports de demain.

Pour aller plus loin :

Une stratégie ITS pour une mobilité plus sûre

Un travail important a été réalisé par Egis et ses partenaires wallons pour définir l’exploitation de l’ensemble des routes et autoroutes de Wallonie.

Une attention toute particulière a été portée aux futures innovations dans le domaine des ITS*, comme :

  • la mise en place de voies dédiées au covoiturage,
  • la création de corridors de véhicules connectés (C‐Roads),
  • le recueil des évènements via les réseaux sociaux,
  • l’intégration de l’eCall (≪ emergency call ≫)
  • Une application dédiée aux autoroutes de Wallonie sur Smartphone
  • ou l’information sur les places PL (poids lourds) disponibles dans les aires.

 

Pour en savoir plus sur les solutions Mobilités Egis (Dossier de Presse 2018)

 

*ITS : Intelligent Transsport System


Flotte de bus « zéro émission carbone »

Désireuse de s’engager plus en avant dans la transition écologique et énergétique, la Métropole d’Orléans  envisage le renouvellement complet de sa flotte de bus en véhicules « zéro émission carbone » d’ici 2023. Les équipes d’Egis ont été choisies pour assurer la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage dans ce passage progressif au tout électrique.

 

Exemple d’un système de recharge rapide en ligne (source : Heliox)

Assister Orléans Métropole dans ce projet très ambitieux s’avère particulièrement complexe. Avec environ 100 bus standard et 50 bus articulés, le projet représente pour les équipes d’Egis un triple défi : technique, juridique et financier.

  • En collaboration étroite avec la Métropole, les équipes d’Egis vont élaborer une stratégie globale et opérationnelle de conversion de la flotte de bus, comprenant notamment :
  • la définition technique des besoins du client
  • la programmation immobilière et la stratégie d’organisation pour les dépôts et centre de maintenance
  • l’étude économique et financière pour le montage de contratsl’assistance juridique et administrative de passation des contrats
  • le suivi administratif et contractuel de ces contrats

Le Groupe a également aidé à la rédaction des Dossiers de Consultation des Entreprises (DCE) et à la passation des marchés.
Egis a déjà mené plusieurs projets similaires afin de moderniser les transports urbains existants et accélérer la transition écologique et énergétique en ville. C’est le cas notamment à Aix-en-Provence où Egis accompagne la Métropole d’Aix-Marseille-Provence et la RDT13 dans l’acquisition de 15 bus à haut niveau de service et leur système de recharge rapide en terminus.

 

Voir le communiqué de presse

 

 


GoSafe, le système de contrôle de vitesse qui sauve des vies

Pour inciter les automobilistes à respecter les limitations de vitesse, Egis est engagé en Irlande dans le projet GoSafe(1) : sur l’ensemble du pays, il contrôle la vitesse et dresse les relevés d’infractions qui sont ensuite traités par l’administration. Depuis 2010, ce projet a permis de réduire de façon importante la quantité d’accidents mortels sur les zones contrôlées : jusque deux fois moins de collisions mortelles(2). Devant ce succès, il vient d’être reconduit pour 6 années supplémentaires.

Depuis 2010, Egis assure l’exploitation du service de contrôle de vitesse national irlandais, via la société GoSafe . Cela couvre l’ensemble des prestations nécessaires au contrôle de vitesse par radars embarqués, depuis le déploiement des véhicules et du personnel nécessaire au contrôle sur les routes irlandaises, jusqu’au traitement des informations recueillies dans un back-office centralisé. Pour Egis, ce projet est une référence majeure dans le domaine de « l’enforcement » (contrôle sanction), qui se développe dans le monde entier, sur les applications de type contrôle de vitesse ou sur les projets de péage électronique free flow.

Les autorités irlandaises ont réalisé une évaluation du système : les bénéfices sont 5 fois plus importants que les coûts. Quelques chiffres clés : chaque année, le système sauve 23 vies, il évite 40 accidents graves, et il permet d’économiser 70 M€ à la société irlandaise.

 

 

 

(1) GoSafe a pour actionnaire Egis Projects (42 %, entité d’Egis), Spectra (42 %, société irlandaise spécialisée dans le traitement d’images) et Redflex (16 %, société australienne fournisseur de radars embarqués).

(2) Pour en savoir plus sur  les points clés de l’analyse coûts-bénéfice du dispositif.

 


Recycler l’énergie des transports en commun

Egis a mis en place à Lyon un système de mutualisation et de recyclage de l’énergie de freinage. Comment ? Les réseaux d’alimentation du métro et du tramway sont connectés

Mutualisation énergie de freinage métro B et tramway de Lyon

Quand ils freinent, métros et tramways peuvent renvoyer de l’énergie au réseau électrique de distribution. Récupérer cette énergie et la recycler le plus possible: c’est toute l’idée du système de “mutualisation des réseaux de traction électrique” imaginé par Egis sur une partie du réseau de Transport en Commun Lyonnais (TCL). Grâce à l’énergie de freinage, on alimente la traction des systèmes de transport, mais on peut également  fournir en électricité des équipements tels que l’éclairage des stations ou des véhicules.

Pour en savoir plus, lire l’article du journal Egis Contact 

 

 


MyJINI, un bouquet de services pour l’automobiliste qui repose sur un boitier embarqué.

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BNV Mobility, filiale d’Egis aux Pays-Bas développe un bouquet de services à l’automobiliste qui s’adresse aux particuliers depuis 2015 et qui repose sur un boitier embarqué. Le boitier embarqué est un premier pas vers la voiture intelligente ou le véhicule connecté. Les données remontées par ledit boitier permettent de développer un ensemble de services qui facilite la vie des automobilistes au quotidien.image-myjiny

Quelques exemples de services : outil de gestion trajets professionnels versus trajets privés (allocation des kilomètres réalisés), suivi de l’éco-conduite, du style et de la dangerosité de la conduite qui peuvent déclencher une réduction de la prime d’assurance de l’abonné, carte essence, récompenses sous forme de points transformables en cadeaux si les différents indicateurs sont au vert. L’automobiliste souscrit à un abonnement mensuel : « basic » ou « premium » selon les services dont il souhaite bénéficier. Ce bouquet de service est enrichi régulièrement. Un tel boitier pourrait payer automatiquement un stationnement en voirie par exemple. De nombreuses options sont en développement. Aujourd’hui myJINI compte 2000 inscrits.

 

 

Pour en savoir plus, le site internet myJINI (en néerlandais)

Le transport par câble, une solution qui répond à de nombreuses problématiques d’aménagement

Depuis quelques années, une nouvelle dynamique est observée en milieu urbain. Là où le tramway, le BHNS et le métro peinent à franchir les obstacles (fleuves, viaduc autoroutier, …) et les dénivelés importants – à l’exception de création de tunnels très coûteux, le transport par câble y parvient avec brio. Il possède des atouts en termes de desserte de transport, est économique et permet l’accès à de nouveaux paysages, en apportant une nouvelle dimension, non seulement au déplacement quotidien, mais également à l’espace urbain.Téléphérique de Brest

L’expérience d’Egis dans les projets de transport par câble lui assure un positionnement sur l’ensemble de la chaîne d’ingénierie aussi bien sur les phases d’études amont du type études de faisabilité et d’opportunité, où le savoir-faire d’Egis dans le processus d’aide à la décision est reconnu et essentiel, que sur les phases plus aval dans les études de conception techniques et la réalisation des projets. Les exemples du funiculaire de Grasse et du téléphérique de Brest illustrent bien la façon dont Egis a su accompagner les décideurs dans la définition de leur projet de transport à long terme jusque dans la réalisation de ce projet.

ENJEUX D’UN TEL PROJET

  • Acceptabilité : L’acceptabilité d’un projet de transport par câble par les différents acteurs (AOT, collectivités, acteurs économiques, riverains), est en définitive le noeud central de sa faisabilité. Une attention particulière devra être portée sur les questions de survol et sur les questions réglementaires.
  • Insertion Urbaine : Si le transport par câble impacte le paysage, il fabrique aussi un point de vue mobile sur la ville et offre donc la possibilité d’enrichir la perception paysagère de la ville au moyen d’un outil accessible à tous. L’enjeu est de concevoir un projet instaurant une harmonie entre l’infrastructure de transport et le paysage urbain.
  • Le choix du système : Ce dernier est fortement conditionné à la fois aux besoins de desserte (nombre de station et fréquentation attendue) et au contexte local (topographique, environnemental, urbain, …).  Chaque système possède différentes limites de contraintes de franchissement, de confort d’utilisation et d’exploitation.

avantage GES transport cable

 

Lire l’article  « Téléphérique urbain : prenons de la hauteur sur la ville de demain! » sur le blog Egis

DES RÉFÉRENCES 

Téléphérique de Brest

Depuis le début des années 2000, Egis participe à la définition d’un réseau structurant de TCSP de l’agglomération brestoise. En 2011, dans le cadre de la réflexion menée pour la troisième phase de développement du réseau de TCSP, Egis a analysé les différents modes de franchissements de la Penfeld. Au terme de cette étude, la solution du téléphérique est retenue. Ce dernier permettra notamment de relier le centre-ville  de Brest au plateau par une infrastructure pouvant être empruntée par les piétons et les modes doux. Son impact sur le bâti existant est limité du fait  d’une parfaite intégration du système, en particulier au niveau des stations (création d’une station en sous-terrain). Egis participe depuis 2012 en tant  que mandataire de maîtrise d’ouvrage à la réalisation du projet de téléphérique. Le concepteur réalisateur a été désigné en 2014 et les travaux ont  débuté depuis l’été 2015. La mise en service de ce qui sera le premier téléphérique urbain de France est planifiée pour l’automne 2016. «  C’est le premier téléphérique en France, utilisé dans un contexte urbain», déclarait Nicolas Chapuis, directeur général de BMF remontées mécaniques France – le 17/8/2016  – Pour en savoir plus sur le téléphérique de Brest  – Voir le reportage sur France 2

Funiculaire de Grasse

Le centre-ville de Grasse étant séparé du quartier de la gare par un dénivelé important, Egis a réalisé une étude de faisabilité visant à analyser des solutions de déplacement rapides et attractives permettant de relier ces deux pôles. Au cours de l’étude, la pertinence du mode funiculaire a été démontrée, du fait des contraintes d’insertion environnementales (notamment topographiques) et celles liées à la circulation. Egis intervient actuellement en tant que AMO dans le cadre de la conception-réalisation du funiculaire de Grasse.

Téléphérique d'Orléans

Depuis janvier 2016, Egis est titulaire du mandat de maîtrise d’ouvrage pour le compte de la Communauté d’agglomération d’Orléans pour réaliser un transport par câble reliant la gare des Aubrais au quartier ambitieux de bureaux et logements INTERIVES en cours de développement. Le projet, d’une longueur de 400 mètres, permettra de franchir un large  faisceau  SNCF très exploité dont notamment la ligne Paris-Toulouse et la ligne Paris-Tours. Les deux stations  du projet s’intègrent naturellement dans leur environnement, en rez de place coté ZAC Interives et à quelques mètres du sol coté Gare des Aubrais. Coté gare, c’est un pôle d’échange multimodale complet : SNCF, tramway, taxis, bus et modes doux. Le marché de conception réalisation maintenance sera lancé premier semestre 2016 pour une mise en service 2ème semestre 2018. Pour en savoir plus sur le téléphérique d’Orléans

Téléphérique de Toulouse

Dans le sud-ouest toulousain, souffrant d’un manque de desserte en transport en commun, une synergie importante s’organise entre l’université Paul Sabatier, le CHU de Rangueil et l’Oncopôle. A la demande du Grand Toulouse, Egis a étudié la faisabilité d’une liaison téléportée pour répondre aux enjeux de dessertes tout en considérant l’importance des contraintes physiques du territoire d’étude (colline de Pech, traversée de la Garonne, …). Au-delà de sa faculté de s’affranchir des obstacles physiques, le téléphérique permettra également de répondre aux besoins de capacité et d’accessibilité dans des conditions économiques raisonnables.

Et aussi…

Téléphérique de Boulogne-sur-Mer, Téléphérique du Pays-d’Aix, Téléphérique du Grand Parc de Miribel-Jonage, Téléphérique de Bagnolet-La Noue, Téléphérique de La Soufrière (Guadeloupe), télécabine de Givors Ville -Plateau de Montrond, Études des téléphériques de Cilaos et Salazie (La Réunion).