Des quartiers entiers estampillés « bas carbone » grâce à une méthode d’évaluation

Vers des opérations d’aménagement à énergie positive et bas carbone : Egis participe au  projet de recherche Quartier E+C- lancé en 2018.

Dans la lignée de l’Accord de Paris, la filière française du bâtiment s’est engagée dans une démarche collective ambitieuse visant à produire des bâtiments à énergie positive et faible empreinte carbone. Lancée en 2016, l’expérimentation E+C-préfigure ainsi la future réglementation environnementale. Cette expérimentation prend aujourd’hui une nouvelle dimension avec le projet Quartier E+C-.

Comptant parmi les lauréats de la 4èmeédition de l’appel à projets de recherche de l’ADEME «Vers des bâtiments responsables à l’horizon 2020», ce projet sera réalisé par un consortium fédérant le CSTB, Elioth (du groupe Egis), l’Alliance HQE-GBC, Efficacity, Effinergie, Certivéa, l’Association BBCA et Atlantech. Il vise à développer et tester une méthode d’évaluation Énergie Carbone à l’échelle du quartier. Cette contribution viendra nourrir les travaux plus larges d’intégration des problématiques environnementales dans la conception urbaine, et participera à faire de l’aménagement opérationnel un levier essentiel vers des territoires plus vertueux en matière de performance environnementale. Ce projet de recherche et développement s’organise en 3 grandes phases :

  • de la définition du cahier des charges
  • à l’élaboration de la méthode
  • et à son application à 8 projets pilotes,

pour des résultats attendus en mars 2021.

Pour connaitre les enjeux, les étapes, les expérimentations voir le communiqué de presse

L’Association BBCA a publié en septembre 2018 une étude inédite « BBCA Quartier » menée avec le CSTB et Elioth (groupe Egis) qui pose les bases d’une future démarche opérationnelle pour réduire les émissions carbone à l’échelle du quartier. Pour en savoir plus, c’est ICI. voir la note de synthèse

Une journée d’information a été organisée par le CSTB pour partager le cahier des charges de la méthode et  contribuer à sa validation. voir les supports

 

territoire expérimental

Dans le Maine-et-Loire, un écoquartier réalisé par la commune de Beaucouzé, assistée par l’aménageur public Anjou Loire Territoire (Alter), participe au projet national de recherche Quartier E+C-. Ce territoire-test expérimente une méthode d’évaluation Énergie et Carbone à cette échelle. C’est pour préparer la RE 2020 que le projet Quartier E+C- a été lancé en 2018 via un appel à projets de l’Ademe.


Quartier Bruneseau, le premier quartier décarboné de France

L’aménagement de ce morceau de ville de 95 000 m², entre Paris et Ivry sur-Seine, fera la part belle aux écomatériaux et à la sobriété énergétique

copy Hardel et le Bihan David Adjaye youssef Tohme_Buzzo Spinelli

 

 

L’ambition urbaine de continuité entre Paris et les villes limitrophes s’impose de fait entre Paris et Ivry en jouant avec le boulevard périphérique et ses bretelles pour créer un environnement qui accueille les riverains au cœur d’un nouveau quartier, composé à terme de 11 bâtiments dont 3 IGH. La programmation cible la mixité sociale et fonctionnelle, et présente des immeubles conçus comme des villages verticaux alliant résidences seniors, étudiants, logements sociaux ou en accession, commerces et bureaux. Elle initie la mutation du quartier pour cicatriser un espace public aujourd’hui exposé à de fortes nuisances et offrir un lieu de vie qui sera également un lieu de destination et de circulation douce effaçant la rupture du périphérique.

Autre défi de taille à relever : l’acoustique. Un soin particulier a été porté à l’étude de l’imperméabilité des façades quant au bruit mais aussi à la qualité de l’air via un dispositif bioclimatique. Au-delà du concentré d’innovations dont il fait preuve, le projet montre avant tout un équilibre des usages.

De surcroît, à la dernière phase du concours, Egis a proposé que cette technologie soit présentée au public. Scénarisé dans le premier bâtiment écoconçu, ce démonstrateur de production énergétique en temps réel aura vocation à sensibiliser les habitants et à inscrire pleinement la transition écologique au coeur de leur mode de vie.

Les bâtiments devront présenter une empreinte carbone exemplaire

En termes de construction, deux tiers des éléments structurels seront en bois, dont les planchers. Afin de contourner l’aspect combustible du matériau, de nouvelles solutions constructives ont été créées. Ce projet emblématique
des ambitions écologiques de la Ville de Paris, qui vise la neutralité carbone d’ici 2050, porte dans sa conception un objectif de 50 % de l’énergie produite ou récupérée sur place, une empreinte carbone divisée par cinq
par rapport à la moyenne parisienne et une couverture des besoins en énergie renouvelable à 65 %.

Nous avons donc proposé d’alimenter le futur quartier en énergies renouvelables et de récupération, notamment avec des réseaux de production de chaleur et de froid et une implantation massive de panneaux
solaires. L’intégration et la gestion de l’infrastructure, à proximité immédiate du périphérique et de ses bretelles, a été une contrainte pour la méthodologie du projet

Ce projet est issu d’un appel à projets urbains innovants « Inventer Bruneseau à Paris (XIIIe) »

« Il ne s’agissait pas de concevoir une énième tour de bureaux en béton, ni un quartier froid et peu ouvert sur la ville, mais de magnifier un délaissé urbain et de faire vivre l’allée Paris-Ivry qui passera sous le boulevard périphérique », a rappelé Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, du projet Grand Paris et président du jury. Selon lui, Nouvel R a répondu à ce défi avec « justesse, finesse et délicatesse ». source


Green Riyadh, le projet de verdissement de la capitale saoudienne

Plus de 7 millions d’arbres plantés d’ici à 2030… le projet de verdissement de la capitale saoudienne, appelé Green Riyadh est une première de par son ampleur

Crédits : 2019 Riyadh Green

Depuis 2019, c’est en tant que maître d’ouvrage qu’Egis prend part à cette grande aventure initiée par la Royal Commission for Riyadh. Les autorités saoudiennes nous ont fait confiance pour piloter un programme à très grande échelle qui consiste à faire naître une nouvelle ville, plus verte, plus écologique, avec une meilleure qualité de vie pour ses habitants. Le programme alliant le smart et la durabilité prévoit la plantation de 10 millions d’arbres d’ici à 2030.

A terme, il y aura autant d’arbres plantés sur la seule métropole de Riyadh que dans toute l’Europe sur cette même période. 210 arrondissements et 3000 parcs urbains sont concernés par ce projet majeur dont les composantes sont environnementales et climatiques, mais aussi sociétales et urbaines.

Voir la ville en vert !

Comptant parmi les plus grands projets de verdissement urbain au monde, Green Riyadh participe pleinement à la diversité des espaces verts de la capitale saoudienne avec plus de 10 millions d’arbres plantés le long des routes, dans les jardins, les parcs (urbains et naturels), les mosquées, les écoles et universités, aux abords des bâtiments publics, des établissements de santé, des aires de stationnement…Les espèces d’arbres (principalement des acacias) ont été soigneusement sélectionnées — sous l’examen attentif de la Royal Commission of Riyadh City et des experts internationaux — afin de pouvoir supporter le climat aride propre à la région. Des pépinières d’arbres ont même été mises en place afin de pouvoir remplacer les spécimens défaillants. L’objectif visé est d’obtenir une efficacité maximale en matière de couvert végétal et d’ombre, de facilité d’entretien, de consommation d’eau et d’embellissement.

De l’eau recyclée pour irriguer les plantations

Toute l’eau utilisée dans le cadre de ce projet (soit un million de mètres cubes d’eau servant à l’irrigation quotidienne) est de l’eau recyclée. Le projet mise en effet sur une réutilisation opportune et contrôlée des effluents d’eaux usées pour fournir toute l’eau nécessaire à l’entretien des espaces verts nouvellement créés. A terme, le programme envisage un accroissement du taux de couverture végétale de la ville de 1,5 % à 9,1 %, l’équivalent d’environ 541 km², d’ici 2030. Le ratio d’espace vert atteindra ainsi le chiffre remarquable de 28 m² par habitant (contre 1,7 m²/habitant actuellement), un taux bien supérieur à la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé, fixée à 9 m² par habitant.

Une plate-forme géomatique pour planifier le projet

Pour planifier le projet sur les 10 prochaines années, Egis a préparé les guides de conception du programme. Une phase de conseil auprès des plus hautes autorités saoudiennes indispensable à l’orientation des futures équipes de design et de construction. Pour ce faire, nos experts et ingénieurs se sont appuyées sur une plate-forme géomatique en ligne, qui rassemble l’ensemble des données utiles à toutes les phases du projet : contractuelles, réglementaires, gestion de patrimoine, planning, suivi de projet jusqu’à l’exécution des travaux… Ce « super outil » permet de gérer un énorme programme qui englobe des centaines de projets, allant de l’étude de la qualité des sols à la disponibilité de l’eau, en passant par la définition des palettes forestières.

Au terme du projet, Riyad devrait ainsi intégrer le top 100 des villes les plus écologiques au monde


Le biolavage pour traiter l’air en milieu industriel

Pour traiter l’air vicié d’un procédé de séchage par atomisation de son client INNOVIA, Egis a fait le choix des biotechnologies et du biolavage.

Le traitement biologique de l’air est basé sur l’action des micro-organismes qui se nourrissent des polluants à traiter, source de carbone et source d’énergie. Par rapport à d’autres techniques conventionnelles (lavage, oxydation charbon actif…), il présente de nombreux avantages : pas de stockage de produits chimiques, pas de déchets, faible consommation d’énergie et d’eau.

Aujourd’hui, le traitement biologique des gaz à échelle industrielle est représenté quasi exclusivement par la biofiltration (la biomasse est contenue dans un média solide statique). Cependant, pour ce projet, Egis a proposé une technologie plus confidentielle : le BIOLAVAGE (la biomasse est contenue dans une phase mobile liquide). Ce choix résulte d’une problématique de très fortes variations de charge à traiter, problématiques pour lesquelles les biofiltres classiques ne sont pas adaptés.Pour mener à bien ce projet, nos équipes ont construit, avec ses partenaires MC Plastics et Olfacto Ingénierie, une unité pilote installée sur site pendant 8 mois pour traiter une partie de l’air vicié. Le suivi expérimental, réalisé par l’équipe Air-odeurs-Santé d’Egis ainsi que le Pr Philippe Humeau (ayant réalisé une thèse sur le biolavage) a permis de définir les conditions opératoires optimales et a permis de valider l’efficacité de la technologie de traitement. Ces essais permettent maintenant de dimensionner et envisager le passage d’une installation pilote à une installation finale permettant de traiter près de 40 000 m3/h.


Filtre Aleph pour améliorer la qualité de l’air dans des lieux recevant du public

La pandémie que le monde connaît actuellement pointe un problème de taille : la purification de l’air, enjeu national majeur pour la santé et l’environnement. Avec le retour des populations dans les espaces publics, le risque de contamination du virus Covid-19 qui peut-être aéroporté via tout type de particules, est accru. Dans le cadre de la recherche de solutions de traitement de l’air innovantes et écologiquement responsables, le département Air, Odeurs et Santé d’Egis travaille en collaboration avec le concepteur d’une technologie de filtration laser de nouvelle génération.

Cette solution a été présentée à l’Elysée en juin 2020.

« Le projet consiste à améliorer la qualité de l’air des ambiances de travail et des lieux recevant du public tant sur l’aspect confort des usagers que sur les aspects sanitaires. Il s’appuie sur la technologie ALEPH, validée pour son efficacité et son innocuité, notamment par l’Institut Pasteur, l’Académie des Sciences ou le CNRS « Christian COSTE Directeur département Air-Odeurs-Santé, Egis

Une solution inédite, économique et d’application universelle

Le filtre ALEPH permet de débarrasser en continu des flux ou des volumes d’air de leur charge biologique y compris dans les plus grands espaces (gares, aéroports, supermarchés, établissements scolaires, etc.) : le filtre ALEPH. Des appareils aspirent l’air qui est instantanément rejeté après avoir été débarrassé des germes en une fraction de seconde sous l’effet d’une lumière pulsée à haute énergie. Le dispositif n’a pas de consommable, pas de filtres et fonctionne avec une énergie électrique négligeable.

Missions Egis

Egis, partenaire de la société suisse B612, encadre des essais pilote dans le développement et la mise en place pour ses clients du FILTRE ALEPH.

 

ALEPH

ALEPH est l’acronyme de « Amplification of Light Energy by Pulses with Harmonics » (amplification d’énergie lumineuse par impulsions en harmoniques) et désigne à la fois l’unité fonctionnelle de la solution ainsi que son procédé. Cette technologie permet des applications de décontamination des atmosphères au travers d’une destruction rapide et poussée d’agents chimiques et/ou biologiques notamment par effets photomécaniques. L’ensemble est breveté et opérationnel en milieu industriel.

 

Vues en coupe du dispositif

Crédits photos : Brooke Cagle unsplash / B612 (société Suisse)

 


LandBoost pour accueillir et renforcer la biodiversité urbaine

Partout, l’activité humaine impacte l’écosystème dans lequel elle s’inscrit. Dans les villes, nombre d’espèces invisibles essentielles au maintien des grands équilibres ne trouvent plus la possibilité de se reproduire ou se reposer du fait de l’artificialisation des territoires urbains.

Egis a créé LANDBOOST, un ensemble de structures réalisées en impression 3D spécialement conçues pour offrir un habitat immédiat à la biodiversité et favoriser son retour en ville.

Des avantages écologiques immédiats :
• Favorise le retour des espèces et leur intégration en milieu urbain
• S’adapte à de nombreux groupes faunistiques : insectes, oiseaux, reptiles, amphibiens, mammifères…
• Restaure les fonctionnalités écologiques indispensables au cycle biologique des espèces : nidification, parturition, hibernation, hivernage…
• Participe à la reconstruction des trames vertes du territoire
• Réintroduit la nature en ville, comme facteur de bien-être et de santé publique

Une réponse à l’urgence :
• LANDBOOST permet de couvrir la période pendant laquelle des solutions naturelles ne sont pas efficaces ou ne peuvent être mises en place pour des raisons d’emprises disponibles le long d’une infrastructure ou en ville.

Une mise en œuvre rapide et économique :
• L’impression 3D fait de LANDBOOST une solution agile : adaptable à chaque espèce, chaque milieu, chaque projet.
• Pour un site donné, l’étude, la fabrication et l’installation représentent entre 2 et 6 mois.
• Les dispositifs LANDBOOST peuvent être déployés en quantité, le coût raisonné d’une structure complète permet un déploiement facilité.

Deux dispositifs d’accueil sont disponibles :
• Un module Totem, autoportant et de faible emprise au sol
• Un module Hibernaculum, adossable aux ouvrages existants
… et une expertise pour la conception et la mise en place de solutions bois et pierre.

 

Voir le schéma des deux dispositifs / fiche Lanbboost – a solution by Egis

Lire l’article d’Hippolyte Pouchelle, Ingénieur Ecologue Egis (références à Grenoble, Rungis..)

 


Moins de nuisances avec une évacuation de déblais par câble

Utiliser des téléphériques urbains pour transporter des gravats ou des terres de chantier par exemple ! L’objectif ? Engendrer moins de poussières, moins de nuisances sonores et moins de pollution qu’avec une solution de transport routier

L’exemple de Clichy

Un programme immobilier de 45 000 m² porté par le promoteur Redman, dans l’écoquartier du Bac à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), nécessite de démolir l’existant mais aussi d’excaver deux hectares de terrain sur une hauteur de huit mètres ! Un sacré challenge pour nos équipes, chargées d’assurer, pour le compte de l’aménageur Citallios, en groupement avec AD Ingé (mandataire) et S’PACE Architecture & Environnement, la maîtrise d’œuvre des travaux de terrassements et de gestion des déblais dont une grande partie s’avère polluée. Au total, ce sont quelque 250 000 tonnes de terre et de gravats qui doivent être évacuées, dans une zone déjà fort saturée de chantiers…

Après avoir étudié  différentes options, notre groupement a intégré la solution du téléphérique à déblais à la conception des travaux, en lien avec une forte volonté de la Municipalité concernant la réduction des impacts du chantier. Il s’agit d’un système unique en France : une solution de téléphérique transportant des terres excavées menant à des barges de transport fluvial via la Seine.

Le téléphérique de déblaiement, une innovation de chantier

copy Egis – Thomas Deschamps

C’est ainsi qu’une installation de transport par câble aérien relie désormais, pour une durée prévisionnelle de 7 mois, le chantier aux péniches stationnées à environ 400 m de là, sur les berges de Seine, le long du quai de Clichy.

Cette solution est une première en France en zone urbaine. Conçu exclusivement pour ce chantier par la société Mecamont Hydro, le téléphérique mesure 490 m de long et est composé de deux lignes qui fonctionnent indépendamment l’une de l’autre. Chacune des 4 bennes suspendues transporte jusqu’à 20 tonnes de gravats vers le fleuve, soit environ 200 tonnes de terres par heure et 1500 tonnes par jour.

Éviter 80 camions par jour

Au sein du groupement, nos équipes ont dû prendre en compte les contraintes dues à l’ampleur de ces travaux de terrassements dans un contexte urbain dense et mettre en lien le projet innovant du téléphérique urbain avec les exigences techniques concernant la gestion de déblais pollués et l’existence d’exutoires adéquates accessibles par voie d’eau.

Soucieux du bien-être de ses administrés, Rémy Muzeau, Maire de Clichy, a salué cette solution particulièrement innovante qui a permis de privilégier une évacuation par voie fluviale et faire ainsi l’économie d’une évacuation par voie terrestre qui aurait nécessité une rotation de près de 80 camions par jour, soit l’équivalent de 2 tonnes de CO2 et aurait généré de fortes nuisances de bruit, de poussières et de congestion du réseau routier dans ce secteur.

Un chantier respectueux de l’environnement

  • Recours au transport fluvial pour l’évacuation des déblais, un mode alternatif qui réduit les nuisances pour les riverains et l’environnement (congestion routière, pollution atmosphérique, bruit…)
  • Utilisation minimum des camions nécessaires pour les déblais issus notamment des démolitions, pour l’installation de la plateforme du téléphérique.
  • Lutte contre les émanations de poussière : lave roue des camions, brumisateur et arrosage manuel des zones de déconstruction avec la prise en compte du vent, arrêt des travaux par vents forts
  • Limitation des nuisances sonores : contrôle par sonomètre pour vérifier que les seuils réglementaires sont respectés.
  • Remise en état des voiries avoisinantes

Le pilotage de la ville par l’éclairage

L’éclairage public, vecteur de supervision urbaine et d’économies

L’éclairage public, en création de réseau ou en rénovation, transporte un courant qui peut être communicant et donc centraliser des données. Quelle que soit leur provenance, elles contribuent à la performance urbaine. Les économies de fonctionnement engendrées peuvent être ainsi réinvesties. L’éclairage public devient donc « intelligent ».

Notre expertise

  • Diagnostics « éclairage »
  • Relevé de l’existant et mesures physiques
  • Analyses réglementaires
  • Bilan, base de données SIG et propositions techniques

 

Diagnostics « alimentation »

  • Audit des systèmes
  • Analyse fonctionnelle
  • Analyse des capacités d’évolution

Schémas directeurs d’éclairage et lumière

  • Identification des besoins et des objectifs
  • Planification des objectifs photométriques et de temporalité
  • Référentiel d’évaluation pour les économies d’énergie

Expertise juridique et financière

  • Montages financiers et contractuels
  • Montages et conceptions de contrats d’exploitation
  • Stratégie juridique et réglementaire

Télégestion des différents équipements techniques

  • Analyse fonctionnelle
  • Architecture matérielle et logicielle : système central, équipements distants, réseaux de transmission
  • Gestion d’indicateurs de performance

Élaboration des cahiers des charges

  • Le suivi et réalisation des différents systèmes
  • Assistance à la passation des marchés de travaux
  • Mise en service et suivi de l’exploitation du système
focus
L’éclairage public représente 18 % de la consommation et 22 % des dépenses du poste énergie pour les collectivités locales. Avec un peu plus de 5,3 milliards de kWh, l’éclairage public est le premier poste de consommation (45 %) et de dépenses en électricité (38 %) d’une commune. (Source : Ademe) Afin de diminuer cette consommation en électricité, la solution serait la mise en oeuvre d’une approche méthodologique cohérente, sans nuire à ses deux objectifs fondamentaux que sont le confort et la sécurité des usagers. Ces économies sont accessibles grâce à une valorisation du courant porteur. L’éclairage devient intelligent…

 

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La rénovation écologique de la tour Montparnasse

 

Une tour super-passive
Une tour smart grid ready & symbiotique
Une tour à énergie positive & très bas carbone
Une tour innovante & frugale

copyright lucas-gallone-unsplash

Elioth, une société du groupe Egis,  a terminé lauréat du concours pour la rénovation de la Tour Montparnasse aux cotés de Nouvelle AOM, réunion des trois agences françaises Frank Linazzi , Chartier-Dalix et Hardel & Lebihan

En 2030, la ville de Paris pourra respirer à nouveau. En osmose avec le climat, le vent, la lumière du ciel, la tour Montparnasse sera une tour de son temps. « Super-passive », hissée au rang des bâtiments neufs les plus performants, elle les aura même dépassés, en termes de bilan carbone, en économisant une partie des ressources nécessaires à sa reconstruction. La tour vertueuse, c’est l’oxymore que le choix d’une réhabilitation rend possible, en prolongeant la durée de vie de la structure et de ses fondations, les éléments constructifs générant le plus de gaz à effet de serre lors de la construction.

Première rénovation positive et bas carbone, la Tour Montparnasse, désamiantée, aura diminué par 10 sa consommation énergétique par rapport au projet d’origine. Elle sera autonome 70% de son temps d’utilisation, pendant lesquels elle n’aura recours à aucun système actif, à la manière d’un planeur. En plus d’être exemplaire en matière de sobriété énergétique, elle sera belle, élancée, dans sa robe « couleur du temps », claire, toujours changeante. Tour parisienne, ultra contextuelle, symbiotique, son intégration dans le quartier sera basée sur l’amélioration du confort aéraulique urbain et sur des logiques de bénéfices réciproques de complémentarité énergétique, y compris avec la gare et la future évolution du quartier.

« La Tour Montparnasse de demain sera multifonctionnelle, vivante 24h/24 et exemplaire sur le plan environnemental en divisant par 10 la consommation énergétique actuelle. Elle sera la première « tour éolienne » du monde, captant l’énergie du vent et réduisant au minimum la ventilation mécanique. Enfin, 80% de la façade existante sera réemployée à l’intérieur de la tour, magnifiant son héritage. »

La façade repose sur deux concepts, qui s’articulent dans la hauteur, de part et d’autre du jardin suspendu : les dix premiers étages de bureaux sont enrichis de jardins d’hiver et dotés d’accès à l’extérieur sur des balcons filants. Ces espaces apportent une dimension quasi domestique aux bureaux bas, et leur confèrent une urbanité formidable, en créant un dialogue avec l’environnement proche de la Tour. Ils diminuent aussi l’effet de vent en pied de tour, pour améliorer le confort urbain du quartier.

L’autre élément qui permet d’améliorer la pratique de l’espace public en modifiant à la marge la morphologie de l’existant est le creusement de grands patios arborés aux quatre angles. Ancrant plus profondément la Tour dans le sol parisien, ils diminuent l’effet de vent « down wash », apportent du confort à la dalle et participent à l’orientation du piéton entre la rue de Rennes et la future gare. La tour éolienne, cette Tour « Eole-Montparnasse », est une tour qui prend soin de nous, à l’intérieur, mais aussi à ses abords.

source http://elioth.com/projets/tour-montparnasse/


Yhnova, la première maison imprimée en 3D

C’est une première en France et c’est Egis qui a été choisi pour assurer une mission de maîtrise d’œuvre sur le projet « Yhnova » en partenariat avec l’atelier d’architecture TICA de Nantes. Ce projet est soutenu par la Caisse des dépôts. Egis a remis l’étude de projet (PRO) de l’opération Yhnova à Nantes, qui consiste à construire pour la première fois en France une maison par un procédé de « synthèse additive », aussi appelé « impression 3D ». Cette opération a vu le jour grâce au procédé Batiprint développé par l’Université de Nantes et ses partenaires.

Un robot mobile, équipé d’un bras articulé, coule par passes deux banches perdues en polyuréthane, puis il coule le béton entre ces deux banches, qui constituent donc à la fois le coffrage et l’isolation du mur. Ce procédé met à profit l’usage de la maquette numérique (BIM).

En tant que bureau d’études auprès du cabinet d’architecture TICA, Egis a assuré la maîtrise d’œuvre pour les lots structure, CVC et électricité et a joué un rôle clé dans la mise au point du procédé innovant d’impression 3D. Structurellement, il a fallu imaginer quel ferraillage apporter aux voiles imprimés (technique de mise en œuvre, règles de calcul à utiliser…). Pour l’étanchéité à l’air et à l’eau, il a fallu inventer des solutions pour insérer correctement les menuiseries extérieures et pour interfacer les murs avec la toiture – le tout dans le respect des règles de l’art de ces ouvrages connexes. Le chantier a ainsi pu faire l’objet d’une Appréciation Technique d’Expérimentation (ATEx) du CSTB. Enfin, à l’issue des travaux, Egis a réalisé une mission d’évaluation de l’impact carbone de la construction du bâtiment.

Des atouts économiques et environnementaux

crédit Yoan Richard

Ce procédé permet de réduire le temps de construction, d’améliorer l’isolation thermique, ainsi que de réduire les coûts d’exploitation de la construction. L’utilisation d’un moyen robotisé mobile permet de repenser les méthodes de travail dans le domaine du BTP, ce qui, comme dans l’industrie, est une nécessité pour réduire la pénibilité du travail et limiter les postes à risques ou générateurs de TMS (Troubles Musculo Squelettiques).

Lire l’article « Et si on imprimait des logements sociaux ? » sur le blog Convictions d’Egis